Je travaille l’argile, principalement du grès. Je sculpte dans la masse, aux doigts et aux poings, aspiré comme malgré moi, les années passant, par cet espace amoureusement situé entre mondes abstraits et figuratifs, par leur porosité réciproque, espace où résideraient sans aucuns doutes la vérité du non-savoir, et tous les verbes du silence.
Après un premier séchage partiel, mes pièces sont découpées en plusieurs parties afin d’être évidées, puis l’ensemble est ensuite reconstitué et recollé à l’argile.
Passée la dernière phase de séchage (plusieurs semaines), deux cuissons minimums se présentent (à 980°C, pour solidifier l’argile, puis à 1240 / 1320°C – cuisson des émaux). Ces cuissons ont lieu dans mon four à bois de type Phoenix, chacune d’entre elles dure entre 18 et 26 heures, temps pendant lequel j’alimente mon four en bois sans discontinuité jusqu’à atteindre la température désirée.
Aussi la majorité de mes pièces bénéficie de plusieurs cuissons d’émaux, fabriqués par mes soins. Leurs conjugaisons révèlent, tels pour des des glacis, des jeux de transparences et de contrastes où semble se narrer l’indicible de temps successivement fusionnés aux autres à travers le prisme du feu. Elles s’inscrivent au sein d’un long et lent cheminement où les “échecs” se transmutent souvent en lucarne vers de nouvelles voies d’expérimentations, délestant in fine la maîtrise au jeu des flammes et à la beauté de l’inconnu.
Au-delà des flammes, la qualité d’un silence,
qui s’épaissit, devient consistance…
Mes mains travaillent à élaborer ce que je ne sais pas.
Elles ne savent pas où elles vont mais s’y dirigent pourtant…
Je tente de ne pas m’y opposer.
… L’immensité du ciel. La terre a reposé l’hiver, exposée au gel et à la pluie… Je la recueille. Surface crevassée, d’ocres sombres et claires, mouchetée de résidus de feuilles en décomposition, crevasses au fond desquelles l’on pourrait lire l’avenir… Le regard y glisse, happé : les chutes sont souvent débuts aux grandes aventures.
Mû par cette tension de l’inconnu sur lequel désormais tout repose, je porte ce trésor argileux à l’atelier. Une ligne dessinée par le temps, peu profonde, appelle à y enfoncer la main. Le mouvement est lancé… À son contact, l’énergie de l’argile invite au voyage, les échelles des dimensions soudain se confondent. Un pli devient mont, un mont devient nez. Ce qui prend à peine figure se défigure… La lumière nourrit ses ombres.
Fruit de cette exhaltation, de cette communion minérale, de ses au-delàs au creuset desquels germent, lentement, tous les possibles, mon travail se meut en transformation intérieure, le sang qui m’anime est du même fer que ces argiles, des millions, des milliards d’années nous relient et- le temps n’existe plus…
REPÈRES
Né le 21 mars 1978, à Nantes.
1996 / 2016 : Expérimentations et voyages en Audiovisuel, Théâtre et Cinéma.
2012 / 2014 : Diplomé du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains (Tourcoing, France).
2017: Rencontre avec l’argile.
2018: Premiers modelages et sculptures, en autodidacte, dans une cave troglodyte à Dieulefit (Drôme).
2019 / 2023 : Construction d’un four à bois haute température (1000-1300°C), élaboration d’émaux et cuissons des pièces.
2-21 mai 2023: Première exposition personnelle, par le Centre Européen de Conques (Aveyron).
Janvier 2024: Fin du « Cycle 1 » … Début du « Cycle 2 ».
2024 / 2026 : « Cycle 2 »
25 mai 2026: médaille du Prix du Sénat, festival L’Art à la Perrière (France)
Je travaille l’argile, principalement du grès. Je sculpte dans la masse, aux doigts et aux poings, aspiré comme malgré moi, les années passant, par cet espace amoureusement situé entre mondes abstraits et figuratifs, par leur porosité réciproque, espace où résideraient sans aucuns doutes la vérité du non-savoir, et tous les verbes du silence.
Après un premier séchage partiel, mes pièces sont découpées en plusieurs parties afin d’être évidées, puis l’ensemble est ensuite reconstitué et recollé à l’argile.
Passée la dernière phase de séchage (plusieurs semaines), deux cuissons minimums se présentent (à 980°C, pour solidifier l’argile, puis à 1240 / 1320°C – cuisson des émaux). Ces cuissons ont lieu dans mon four à bois de type Phoenix, chacune d’entre elles dure entre 18 et 26 heures, temps pendant lequel j’alimente mon four en bois sans discontinuité jusqu’à atteindre la température désirée.
Aussi la majorité de mes pièces bénéficie de plusieurs cuissons d’émaux, fabriqués par mes soins. Leurs conjugaisons révèlent, tels pour des des glacis, des jeux de transparences et de contrastes où semble se narrer l’indicible de temps successivement fusionnés aux autres à travers le prisme du feu. Elles s’inscrivent au sein d’un long et lent cheminement où les “échecs” se transmutent souvent en lucarne vers de nouvelles voies d’expérimentations, délestant in fine la maîtrise au jeu des flammes et à la beauté de l’inconnu.
Au-delà des flammes, la qualité d’un silence,
qui s’épaissit, devient consistance…
Mes mains travaillent à élaborer ce que je ne sais pas.
Elles ne savent pas où elles vont mais s’y dirigent pourtant…
Je tente de ne pas m’y opposer.
… L’immensité du ciel. La terre a reposé l’hiver, exposée au gel et à la pluie… Je la recueille. Surface crevassée, d’ocres sombres et claires, mouchetée de résidus de feuilles en décomposition, crevasses au fond desquelles l’on pourrait lire l’avenir… Le regard y glisse, happé : les chutes sont souvent débuts aux grandes aventures.
Mû par cette tension de l’inconnu sur lequel désormais tout repose, je porte ce trésor argileux à l’atelier. Une ligne dessinée par le temps, peu profonde, appelle à y enfoncer la main. Le mouvement est lancé… À son contact, l’énergie de l’argile invite au voyage, les échelles des dimensions soudain se confondent. Un pli devient mont, un mont devient nez. Ce qui prend à peine figure se défigure… La lumière nourrit ses ombres.
Fruit de cette exhaltation, de cette communion minérale, de ses au-delàs au creuset desquels germent, lentement, tous les possibles, mon travail se meut en transformation intérieure, le sang qui m’anime est du même fer que ces argiles, des millions, des milliards d’années nous relient et- le temps n’existe plus…
REPÈRES
Né le 21 mars 1978, à Nantes.
1996 / 2016 : Expérimentations et voyages en Audiovisuel, Théâtre et Cinéma.
2012 / 2014 : Diplomé du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains (Tourcoing, France).
2017: Rencontre avec l’argile.
2018: Premiers modelages et sculptures, en autodidacte, dans une cave troglodyte à Dieulefit (Drôme).
2019 / 2023 : Construction d’un four à bois haute température (1000-1300°C), élaboration d’émaux et cuissons des pièces.
2-21 mai 2023: Première exposition personnelle, par le Centre Européen de Conques (Aveyron).
Janvier 2024: Fin du « Cycle 1 » … Début du « Cycle 2 ».
2024 / 2026 : « Cycle 2 »
25 mai 2026: médaille du Prix du Sénat, festival L’Art à la Perrière (France)
Je travaille l’argile, principalement du grès. Je sculpte dans la masse, aux doigts et aux poings, aspiré comme malgré moi, les années passant, par cet espace amoureusement situé entre mondes abstraits et figuratifs, par leur porosité réciproque, espace où résideraient sans aucuns doutes la vérité du non-savoir, et tous les verbes du silence.
Après un premier séchage partiel, mes pièces sont découpées en plusieurs parties afin d’être évidées, puis l’ensemble est ensuite reconstitué et recollé à l’argile.
Passée la dernière phase de séchage (plusieurs semaines), deux cuissons minimums se présentent (à 980°C, pour solidifier l’argile, puis à 1240 / 1320°C – cuisson des émaux). Ces cuissons ont lieu dans mon four à bois de type Phoenix, chacune d’entre elles dure entre 18 et 26 heures, temps pendant lequel j’alimente mon four en bois sans discontinuité jusqu’à atteindre la température désirée.
Aussi la majorité de mes pièces bénéficie de plusieurs cuissons d’émaux, fabriqués par mes soins. Leurs conjugaisons révèlent, tels pour des des glacis, des jeux de transparences et de contrastes où semble se narrer l’indicible de temps successivement fusionnés aux autres à travers le prisme du feu. Elles s’inscrivent au sein d’un long et lent cheminement où les “échecs” se transmutent souvent en lucarne vers de nouvelles voies d’expérimentations, délestant in fine la maîtrise au jeu des flammes et à la beauté de l’inconnu.
Au-delà des flammes, la qualité d’un silence,
qui s’épaissit, devient consistance…
Mes mains travaillent à élaborer ce que je ne sais pas.
Elles ne savent pas où elles vont mais s’y dirigent pourtant…
Je tente de ne pas m’y opposer.
… L’immensité du ciel. La terre a reposé l’hiver, exposée au gel et à la pluie… Je la recueille. Surface crevassée, d’ocres sombres et claires, mouchetée de résidus de feuilles en décomposition, crevasses au fond desquelles l’on pourrait lire l’avenir… Le regard y glisse, happé : les chutes sont souvent débuts aux grandes aventures.
Mû par cette tension de l’inconnu sur lequel désormais tout repose, je porte ce trésor argileux à l’atelier. Une ligne dessinée par le temps, peu profonde, appelle à y enfoncer la main. Le mouvement est lancé… À son contact, l’énergie de l’argile invite au voyage, les échelles des dimensions soudain se confondent. Un pli devient mont, un mont devient nez. Ce qui prend à peine figure se défigure… La lumière nourrit ses ombres.
Fruit de cette exhaltation, de cette communion minérale, de ses au-delàs au creuset desquels germent, lentement, tous les possibles, mon travail se meut en transformation intérieure, le sang qui m’anime est du même fer que ces argiles, des millions, des milliards d’années nous relient et- le temps n’existe plus…
REPÈRES
Né le 21 mars 1978, à Nantes.
1996 / 2016 : Expérimentations et voyages en Audiovisuel, Théâtre et Cinéma.
2012 / 2014 : Diplomé du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains (Tourcoing, France).
2017: Rencontre avec l’argile.
2018: Premiers modelages et sculptures, en autodidacte, dans une cave troglodyte à Dieulefit (Drôme).
2019 / 2023 : Construction d’un four à bois haute température (1000-1300°C), élaboration d’émaux et cuissons des pièces.
2-21 mai 2023: Première exposition personnelle, par le Centre Européen de Conques (Aveyron).
Janvier 2024: Fin du « Cycle 1 » … Début du « Cycle 2 ».
2024 / 2026 : « Cycle 2 »
25 mai 2026: médaille du Prix du Sénat, festival L’Art à la Perrière (France)